1 Interrogatoire
Devant des symptômes évocateurs d’une allergie, la première étape de la consultation est l’interrogatoire minutieux. Vous pouvez préparer la consultation en réfléchissant aux questions que vous donneriez aux questions suivantes.
L’interrogatoire vise à préciser :
Quels sont vos symptômes ? les décrire, noter leur intensité, leur fréquence, la recherche d’une saisonnalité ou de facteurs déclencheurs facilement identifiés, les mesures déjà réalisées, les traitements pris et leur efficacité (ou pas).
Quelle est leur chronologie ?
Pour les symptômes respiratoires et oculaires : surviennent-ils de façon saisonnière (quelle période de l’année?) ou bien durent-ils toute l’année ? Sont-ils quotidiens ou évoluent-ils par poussées ? A-t-on repéré s’ils apparaissent dans un ou des contexte(s) particulier(s) ?
Concernant la suspicion d’allergie alimentaire, médicamenteuse ou aux venins, d’allergie de contact :
Quelle est la chronologie entre l’ingestion ou l’application, la piqûre suspecte et le début des symptômes (en minutes, heures, jours) ? Quelle est la durée des symptômes ?
Les symptômes se produisent-ils systématiquement à l’ingestion ou à l’application de tel ou tel aliments, médicament, produit… ?
Y avait-il déjà eu des contacts antérieurs sans symptômes ?
Même quand la chronologie est claire (déclenchement des symptômes systématiquement après un repas, par exemple), l’agent responsable n’est pas toujours évident à trouver. Dans ce cas, vous devrez pratiquer un relevé détaillé (ingrédient par ingrédient) des aliments ingérés et apporter ce cahier de recueil alimentaire à votre allergologue.
Tel ou tel aliment ou médicament suspect a-t-il été consommé de nouveau sans problème ?
Y avait-il lors des réactions des facteurs associés tels que la prise d’alcool, l’effort, la prise de médicaments ?
Quelles sont leurs conséquences ?
Leur retentissement sur les activités quotidiennes, le sommeil, le travail et la scolarité, l’état général
Quels traitements avez-vous tentés ? Sont-ils efficaces ?
Quels sont vos antécédents personnels ?
Il est important que l’allergologue ait une vue globale de votre état de santé et il souhaitera connaître l’ensemble des pathologies dont vous souffrez et des traitements que vous suivez.
Êtes-vous fumeur ? Outre l’effet irritant respiratoire évident, il a été montré que le tabagisme était un facteur aggravant de l’eczéma atopique.
Quels sont vos antécédents familiaux d’atopie ?
L’allergie ayant une composante génétique, il est intéressant de signaler si vos parents, enfants, frères et sœurs en souffrent également, même si leurs manifestations ne sont pas strictement identiques aux vôtres, ou si elles ont disparu.
Dans quel environnement vivez-vous ?
L’allergologue s’intéressera tout particulièrement à votre environnement domestique (aération du logement, logement sain ou humide, présence de moisissures, présence d’animaux domestiques, tapis ou moquette, literie…), de loisir (bricolage, contact avec des animaux…), professionnel
Vous pouvez bien sûr préparer la consultation en réfléchissant aux questions que vous donneriez aux questions précédentes.
2 L’examen clinique :
A l’issue de la discussion, l’allergologue pratiquera un examen clinique basé essentiellement sur l’auscultation pulmonaire, l’examen ORL, oculaire et cutané.
L’allergologue, pourra évoquer ensuite l’imputabilité (la probabilité que tel ou tel facteur déclenchant, de mécanisme allergique ou non soit responsable des symptômes) en fonction de sa connaissance de la pathologie (connaissance propre basées sur son expertise de femme ou d’homme de l’art et sur l’état de la science…), de la chronologie des symptômes, en fonction de l’exposition à un facteur déclenchant donné.
La réalisation des tests cutané puis éventuellement d’un bilan sanguin permettra d’obtenir des éléments pour confirmer ou ’infirmer telle ou telle hypothèse.










