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Dans certains cas l’allergie IgE dépendante est explorée par intradermoréaction.
On injecte une goutte de produit cette fois dans le derme, une partie un plus profonde de la peau.
Cette méthode est utilisée en particulier pour tester les venins de guêpe et abeille et les médicaments. Pour tester un même produit, on réalise plusieurs injections espacées de 30 mn à concentrations croissantes. Ces tests peuvent être pratiqués au cabinet de l’allergologue. Leur positivité confirme l’allergie au produit testé. Tous les allergologues ne pratiquent pas cette méthode au cabinet, certain préfèrent la réaliser ou la faire réaliser en milieu hospitalier car même si ces tests ne sont pas dangereux, leur réalisation nécessite une logistique plus importante.
Leur négativité n’exclut pas l’existence d’une allergie. C’est pourquoi les IDR seules ne permettront pas de vous donner l’autorisation de reprendre le médicament concerné. Il faudra passer par l’étape du test de réintroduction en milieu sécurisé, donc obligatoirement hospitalière.
Indispensable pour l’évaluation de la sévérité et le suivi de l’asthme. Son analyse, parallèlement à celle des symptômes permet d’adapter le traitement.
Cet examen est également pratiqué lors du bilan initial lorsque vous présentez des signes respiratoires hauts afin d’éliminer ou de dépister un asthme associé.
L’examen consiste à souffler par la bouche dans un spiromètre (appareil avec embout buccal) ou un pléthysmographe corporel, qui est une cabine étanche équipée d’un siège et d’un embout buccal relié à un spiromètre. Vous devrez respirer uniquement par la bouche et le nez est bouché avec un pince-nez pendant toute la durée de l’examen.
On mesure :
– la capacité vitale : après quelques cycles respiratoires normaux, vous devrez expirer à fond dans l’embout buccal, puis in spirer à fond, à vitesse normale.
– les débits expiratoires : vous devrez inspirer à fond puis expirer le plus fort et le plus longtemps possible. Ceci sera répété plusieurs fois.
– il est également possible de mesurer les résistances et les volumes pulmonaires en cabine de pléthysmographie
Il ne faut pas fumer une heure avant l’examen. Les bronchodilatateurs de courte durée d’action (ventoline, ventilastin, bricanyl…) ne doivent pas être pris dans les 4 heures avant l’examen, si possible. Les bronchodilatateurs de longue durée d’action devront être arrêtés la veille sous peine de fausser les résultats.
Ces tests sont destinés à la recherche de l’allergène responsable lorsqu’on suspecte un eczéma de contact. Ils sont destinés à identifier l’allergène afin de pouvoir l’éviter.
Avant les tests, il est conseillé d’arrêter les corticoïdes locaux 7 jours avant l’application, sur la zone à tester (habituellement le dos)
Le bronzage peut induire des résultats faussement négatifs
Ces tests sont standardisés : l’allergologue teste en général la batterie standard qui correspond aux 30 allergènes le plus souvent responsables d’allergie de contact. La batterie standard comprend des allergènes variés : certains métaux, certains parfums, certains conservateurs, certains additifs du caoutchouc……
Des batteries complémentaires peuvent être réalisées (par exemple batterie coiffure, batterie cosmétiques….). Les allergologues de ville ne les ont pas toujours à disposition.
Des tests peuvent être réalisés avec vos produits personnels. Vous pourrez les apporter lors de la consultation, avec leur étiquette de composition. En fonction du type de produit, de leur potentiel irritant ou pas, l’allergologue décidera de les ajouter ou pas aux allergènes testés. Les produits sont déposés sur des supports collés sur le haut du dos, en peau saine.
Étant donné le caractère retardé de ce type d’allergie par rapport au contact, les tests doivent rester 48 heures au contact de la peau. Au bout de 48 heures, les supports pourront être retirés et leur emplacement marqué. On procédera à une première lecture. Une seconde lecture à 72 ou 96 heures est indispensable.
Il faudra prévoir 3 rendez-vous avec votre allergologue pour : la pose des tests, la première lecture, la seconde lecture
Pendant la semaine des tests, il ne faudra pas mouiller la zone des tests. Il faudra éviter les efforts sportifs car la sudation pourrait entrainer le décollement des tests.
Un test sera considéré comme positif si apparaît une plaque d’eczéma sur la zone de contact avec un produit donné. Il peut arriver que les plaques d’eczéma débordent de la zone de contact.
A l’issue du bilan (lors de la dernière lecture), une fiche explicative vous sera remise pour chacun des allergènes vis à vis du(des)quel(s) vous aurez réagi, dans le but de vous aider à éviter le contact avec la substance à laquelle vous êtes allergique, seule manière d’éviter les récidives.
D’autres méthodes de tests, tels que le test d’application itérative (application sur une petite zone de l’avant-bras du produit à tester quotidiennement pendant 7 jours) peuvent vous être proposées.
Très fréquemment, en particulier si vous présentez une allergie respiratoire ou alimentaire, un dosage des IgE spécifiques vis-à-vis de tel ou tel allergène ou composant allergénique vous sera prescrit. Il n’est pas nécessaire de faire réaliser ce type de bilan sanguin avant de rencontrer l’allergologue (de même les dosages d’IgE totales n’apportent rien en première intention).
Ces dosages permettront
De conforter le diagnostic réalisé : sensibilisation ou absence de sensibilisation vis-à-vis de tel ou tel allergène. Comme pour les prick-tests, une sensibilisation n’est pas systématiquement synonyme d’une allergie (on peut être sensibilisé, sans être symptomatique).
De quantifier l’allergie (cela peut être intéressant dans l’allergie alimentaire pour suivre l’évolution, mais l’élévation des taux d’IgE spécifiques n’est pas corrélée à l’intensité des symptômes).
D’affiner le diagnostic de l’allergie en précisant à quels composants allergéniques vous êtes sensibilisés (ceci n’est pas réalisable actuellement avec les prick-tests) avec pour objectifs d’évaluer le risque de sévérité de votre allergie alimentaire, de voir si celle-ci relève d’un mécanisme d’allergie croisée, et pour les pneumallergènes de prédire, avant la mise en place d’une désensibilisation si vous avez des chances d’être bon répondeur à ce type de traitement.
Ce type d’examen ne remplace pas les prick-tests qui restent nécessaire. Les organismes d’assurance maladie limitent pour le moment le remboursement à 5 pneumallergènes (ou leur composants allergéniques) et 5 allergènes alimentaires (ou leurs composants allergéniques) et l’allergologue doit donc s’adapter à cette contrainte.
Les autres analyses demandées par l’allergologue.
Numération formule sanguins, CRP (protéine de l’inflammation), dosage des IgE totales, ferritine (recherche d’un déficit en fer qui peut favoriser chez le petit enfant les épisodes respiratoires à répétition), recherche d’un déficit immunitaire peuvent être demandés, en particulier chez l’enfant.
Dans l’urticaire chronique, il n’est plus recommandé de réalisation de bilan biologique, le pilier du diagnostic étant l’interrogatoire. L’allergologue pourra toutefois prescrire une NFS, une CRP, un bilan thyroïdien car certaines pathologies thyroïdiennes sont quelquefois (rarement) associées à l’urticaire.
Au cas où vos symptômes digestifs orienteraient vers la suspicion d’une maladie cœliaque (forme grave d’intolérance au gluten) pourra vous être prescrit un dosage des anticorps antitransglutaminase, avant de vous orienter vers un confrère gastroentérologue. A noter que ce dosage n’aura de fiabilité que si vous ne pratiquez pas de régime d’éviction.
Pourquoi mon allergologue ne me prescrit-il pas un bilan sanguin à la recherche d’une allergie à tous les aliments ?
Il y a à cela plusieurs raisons :
Le point de départ de l’enquête allergologique est l’interrogatoire minutieux et non un bilan sanguin prescrit « à l’aveuglette ».
Les tests cutanés ou sanguins, dosage des IgE spécifiques vis-à-vis de certains allergènes ou composants allergéniques, importants pour la confirmation du diagnostic n’ont de place qu’en seconde intention, pour confirmer la responsabilité de tel ou tel aliment ou bien pour caractériser le type d’allergie (dans le cas d’un dosage des composants allergéniques, sensibilisation à une protéine détruite par la chaleur ou au contraire résistante à la cuisson, évaluation de la sévérité potentielle des réactions en fonction de la ou des protéines auxquelles vous êtes sensibilisés).
Le fait d’être sensibilisé biologiquement à un ou à des allergène(s) alimentaire(s) s’il n’y a pas d’histoire clinique concordante n’est pas l’indicateur obligatoire d’une allergie à cet aliment.
Attention : Certains patients se voient conseiller un dosage des IgG anti-aliments. Précisons que ce type de test non recommandé par les sociétés savantes d’allergologie et d’immunologie et non remboursé n’est en aucun cas l’indicateur d’une allergie alimentaire aux aliments concernés et qu’il n’est pas admissible, sur cette base de pratiquer des régimes d’éviction inutiles.
A la fin du bilan un compte rendu des examens réalisés vous sera remis, avec
– Des conseils spécifiques (éviction des allergènes, des irritants, utilisation de cosmétiques adaptés, évictions alimentaires…),
– Des traitements symptomatiques à prendre pour soulager les symptômes ou prévenir leur apparition (avant par exemple d’être exposé à un allergène que l’on ne rencontre qu’occasionnellement mais que l’on ne peut éviter dans certaines circonstances, comme par exemple le chat de votre belle-mère).
Pour les manifestations les plus sévères, une trousse d’urgence contenant les médicaments à utiliser et les consignes précises d’utilisation. Il en sera de même pour le traitement de secours dans l’asthme.
Selon les cas, on vous proposera de mettre en place une désensibilisation ou immunothérapie allergénique (ITA) :
- dans l’allergie respiratoire lorsqu’on a une bonne concordance entre les données de l’interrogatoire et les résultats des tests. La désensibilisation qui consiste à prendre pendant 3 à 5 années un traitement sublingual fabriqué à partir de l’allergène auquel vous êtes sensibilisé, permet par ce contact répété de réorienter le système immunitaire vers la tolérance à l’allergène. La forme injectable n’est pour le moment plus disponible en France.
Ce type de traitement est possible chez l’enfant dès 5 ans et chez l’adulte.
L’Académie Européenne d’Allergologie et Immunologie Clinique (EAACI) a édité sur la base des études cliniques publiées sur le sujet (désensibilisation injectable et sublinguale), dans son guideline de 2017 des recommandations sur la pratique de l’ITA. Il en ressort que :
L’immunothérapie est indiquée chez des patients qui présentent des signes de rhinite modérés à sévères résistants aux mesures d’éviction et aux traitements symptomatiques et qui interfèrent avec leurs activités diurnes ou leur sommeil.
La désensibilisation peut être également envisagée dans des cas de rhinite allergique moins sévère où le patient souhaite bénéficier des effets à long terme sur la rhinite et d’un effet modificateur potentiel de la maladie pour prévenir l’asthme.
Dans l’asthme allergique, on observe une diminution de la l’hyperréactivité bronchique et une augmentation de la qualité de vie du patient.
Pour les pathologies respiratoires, on observe une efficacité à court terme (pendant le traitement), basée sur la diminution substantielle des scores de sévérité de la maladie, évalués par les scores de symptômes et par la diminution du recours aux traitements symptomatiques. Il est établi que pour conserver une efficacité sur le long terme, après l’arrêt du traitement, un minimum de 3 ans d’AIT est recommandé.
Des études restent nécessaires afin d’étayer ces résultats en particulier pour conserver, en France, une prise en charge correcte par le régime obligatoire.
- dans l’allergie sévère aux hyménoptères (guêpes, abeilles) où elle permet de prévenir le risque de réaction anaphylactique potentiellement mortelle. Elle est pour ces allergènes disponible sous une forme injectable. Le groupe « insectes » de la Société Française d’Allergologie établit son efficacité sur la prévention des allergies sévères à 95% de succès pour le venin de guêpe et à 80% pour le venin d’abeille.
Les conditions du suivi :
Prévision de rendez-vous périodiques pour un suivi régulier ou retour vers le médecin traitant pour appliquer le traitement ou avis ponctuel sans suivi à prévoir.










