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Votre enfant souffre d'allergie alimentaire, d'asthme allergique ou d'une autre pathologie chronique qui nécessite la mise en place d'un PAI .
Voici une vidéo ludique pour vous expliquer l'élaboration du PAI: https://youtu.be/ZoSc2HVawtk
Veuillez également trouver les éléments pour mieux vous informer ainsi que les différentes fiches administratives.
Fiche à destination des directeurs et directrices d'établissement scolaire
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Fiche d'information sur le PAI Fiche administrative : https://eduscol.education.fr/document/7748/download?attachment Fiche URGENCE ALLERGIE ALIMENTAIRE: https://eduscol.education.fr/document/7754/download Fiche de LIAISON ALLERGIE ALIMENTAIRE : https://eduscol.education.fr/document/8048/download Fiche URGENCE ASTHME: https://eduscol.education.fr/document/7751/download Fiche de LIAISON ASTHME: https://eduscol.education.fr/document/8051/download Fiche URGENCE autres pathologies: https://eduscol.education.fr/
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L’allergie est une réaction inappropriée du système immunitaire.
- L’allergie liée à une réaction IgE dépendante
o MÉCANISME
Le système immunitaire est destiné habituellement à lutter contre les agresseurs que sont les bactéries, les virus, les parasites. Chez certaines personnes qui présentent une prédisposition génétique favorable au développement de l’allergie, appelées atopiques, la réaction immunitaire va mal s’orienter et conduire à la fabrication d’anticorps de la famille des immunoglobulines E. Celles-ci vont se lier à des éléments normalement inoffensifs de l’environnement tels que les acariens, les pollens, les animaux, les aliments, les venins d’insectes, les médicaments, ce qui va conduire à la réaction allergique.
La première phase de la réaction immunitaire allergique, dite de sensibilisation fait intervenir un certain type de globules blancs et conduit à la production d’anticorps de type IgE qui reconnaissent spécifiquement des fragments de certaines protéines de l’allergène. Une partie des IgE circule dans le sang, mais la majoité se fixe sur certaines cellules sanguines : les basophiles, ou des tissus : les mastocytes, particulièrement nombreux au niveau des voies respiratoires, de la peau, du tube digestif. Les symptômes correspondants vont être la rhinite, la conjonctivite, l’asthme, l’eczéma, l’urticaire, plus rarement des troubles digestifs. Lorsque plusieurs symptômes s’associent on parle d’anaphylaxie qui peut évoluer vers le choc anaphylactique. C’est une urgence médicale qui peut associer éruption, malaise ou sensation de malaise, difficulté respiratoire, troubles digestifs intenses (vomissements, diarrhée, fortes douleurs abdominales), avec risque de chute de tension voire d’arrêt cardiaque.
o QU’EST CE QUI PERMET L’APPARITION DES SYMPTÔMES ?
La prédisposition génétique sous tend le risque allergique, mais il existe aussi actuellement des modifications génétiques survenant sous l’effet d’agents polluants. C’est pourquoi on assise à une explosion mondiale du nombre d’allergiques chez des sujets n’ayant pas forcément d’antécédents familiaux.
L’exposition à l’allergène chez un sujet prédisposé n’est pas toujours suffisante pour déclencher la réaction. Beaucoup de facteurs y concourent, c’est pourquoi tout le monde ne déclenche pas son allergie au même âge et que l’on peut voir apparaître des « nouvelles » allergies à un âge avancé.
Parmi les facteurs qui peuvent contribuer à l’apparition des réactions allergiques on relève :
- des facteurs environnementaux : exposition aux microorganismes, pollution, concomitants de l’exposition aux allergènes
- des facteurs personnels : l’altération même passagère de l’état de santé peut favoriser, à un moment ou à un autre, une orientation du système immunitaire vers le développement de réactions allergiques.
L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) classe l’allergie au 4eme rang mondial des maladies après le cancer, les maladies cardio-vasculaires et le SIDA. Les personnes touchées sont de plus en plus nombreuses : si 2% à 3% de la population française souffrait d’allergie en 1970, nous sommes actuellement à 30%. Et l’OMS estime que les allergies toucheront la moitié de la population mondiale d’ici 2050.
2- L’allergie de contact
C’est un autre type de réaction allergique, qui touche la peau. La réaction allergique se fait ici via une réponse des cellules du système immunitaire. Là aussi, il existe une phase initiale durant laquelle le patient se sensibilise. La réaction allergique survient lors d’un contact ultérieur
La manifestation habituelle est l’eczéma de contact, eczéma localisé sur la zone en contact avec l’allergène.
On parle ici d’un mécanisme d’allergie « retardée » car il existe un délai de quelques heures à quelques jours entre le contact avec l’allergène et la survenue des symptômes d’allergie qui surviendront ensuite à chaque nouveau contact avec l’agent déclenchant.
Le bilan allergologique est possible à tout âge : nourrissons, enfants et adultes.
Classiquement pathologie de l’enfant et du sujet jeune, l’allergie peut se manifester y compris pour la première fois jusqu’aux âges tardifs de la vie.
L’allergie a de multiples aspects et ses symptômes ne sont pas spécifiques (cela signifie qu’un même symptôme peut être ou non d’origine allergique). Si vous avez un doute, parlez-en à votre médecin traitant.
On évoque dans ces situations un retard de diagnostic d’environ 7 ans entre l’apparition des premiers signes et la première consultation chez l’allergologue, ce qui est beaucoup trop long. Ce retard de diagnostic conduit le plus souvent à une prise en charge mal appropriée.
1- La rhinite, la conjonctivite et l’asthme
La rhinite : éternuements, écoulement nasal, démangeaisons au niveau du nez ou de la gorge, obstruction nasale pouvant entrainer une perte de l’odorat
La conjonctivite : avec larmoiement, yeux rouges, qui grattent, qui gonflent
L’asthme : gêne respiratoire, sifflements dans la poitrine, au repos et/ou à l’effort, parfois simple toux sèche récidivante.
La toux qui peut être d’origine rhinopharyngée, ou bronchique
2- L’eczéma
Atopique
Éruption cutanée plus ou moins étendue sous forme de plaques rouges et sèches avec desquamations, qui grattent, l’eczéma dans sa forme atopique est la conséquence d’une anomalie de la barrière cutanée d’origine génétique. En effet, à côté des anomalies génétiques qui dans l’atopie favorisent l’orientation du système immunitaire vers le développement d’allergies, il existe des anomalies génétiques de la barrière cutanée.
La plus grande perméabilité de la peau qui en découle favorise la pénétration des allergènes et le développement secondaire d’allergies aux allergènes de l’air, alimentaires ou de contact
Des prick-tests aux pneumallergènes peuvent être réalisés chez les patients qui souffrent d’eczéma atopique : s’ils ne permettent pas toujours de relier la survenue des poussées d’eczéma au contact avec le ou les allergènes au(x)quel(s) le patient est sensibilisé, leur positivité atteste de l’existence d’un terrain atopique.
Plus rarement, l’allergologue pratiquera des prick-tests alimentaires, en particulier dans le bilan de certains eczémas sévères de l’enfant.
De contact : l’eczéma apparait sur les zones de contact avec l’allergène, mais peut ensuite s’étendre au delà. Celui-ci peut être aéroporté (particules d’allergènes transportées dans l’air et déposées sur la peau), manuporté : transmis par les mains (certains cas d’eczéma des paupières), et parfois diffus (cas de l’allergie à un produit cosmétique appliqué sur tout le corps par exemple). Parfois il ne s’agit pas d’un eczéma d’origine allergique mais de lésions causées par des agents irritants.
Plusieurs de ces mécanismes (atopie, allergie de contact, facteurs irritatifs) peuvent coexister chez un même patient, en particulier, la peau lésée de l’atopique peut être le vecteur de l’apparition d’une allergie de contact.
- urticaire
Plaques rouges et gonflées qui grattent beaucoup, et disparaissent rapidement sans laisser de traces, l’urticaire, quand elle est allergique, relève d’un mécanisme d’allergie immédiate et survient rapidement après le contact avec l’allergène responsable. Les lésions peuvent être plus ou moins étendues et s’accompagner d’un gonflement plus ou moins important, en particulier au niveau du visage et des paupières.
Les poussées peuvent être favorisées par le contact direct avec un allergène (par exemple gants en latex, le contact avec les animaux, dans certains cas le contact alimentaire sans ingestion), par l’ingestion d’un aliment ou la prise d’un médicament. L’allergène responsable peut être suspecté voire identifié dès l’interrogatoire, face à des arguments chronologiques compatibles, mais le diagnostic doit toujours être confirmé par des tests (90% des allégations d’allergie à la pénicilline ne sont pas confirmées lors du bilan adéquat).
Dans de nombreux cas l’urticaire est dite « spontanée », sous la dépendance d’une réactivité excessive des mastocytes, dont le mécanisme n’est pas parfaitement élucidé et ne relève pas d’une allergie. Aucun bilan allergologique n’est indiqué dans cette situation, le diagnostic se fait uniquement par un interrogatoire approprié.
Si vous avez un doute quant à l’opportunité de consulter un allergologue, parlez-en à votre médecin.
- Les symptômes digestifs
- Douleur abdominales, diarrhée, vomissements, reflux
Sont des symptômes reconnus dans l’allergie alimentaire IgE dépendante des tout- petits.
Ces signes digestifs peuvent aussi être la conséquence d’une intolérance (réaction causée par l’alimentation d’origine non immunitaire). L’intolérance alimentaire la plus répandue est l’intolérance au lactose (qui est le sucre et non la protéine du lait), elle ne nécessite pas de bilan allergologique lorsqu’elle est établie par l’interrogatoire.
On décrit également des intolérances au gluten, à différencier de l’allergie IgE dépendante mais aussi de la maladie cœliaque, pathologie digestive potentiellement sévère.
- Plus récemment un type d’allergie (mettant en jeu une réaction du système immunitaire), non IgE médiées (ne mettant pas en jeu la production d’IgE spécifiques), le SEIPA (syndrome d’entérocolite induite par les protéines alimentaires) responsable vomissements +/- intenses accompagnés ou non de diarrhée, dans les heures suivant l’ingestion d’un aliment a été identifié.
- Également d’identification récente, l’œsophagite à éosinophiles se manifeste par une difficulté à avaler les aliments solides pouvant aller jusqu’au blocage alimentaire. On peut y penser aussi devant un reflux gastro-oesophagien résistants aux traitements habituels ? Elle touche les enfants comme les adultes, souvent des personnes atopiques et elle est plus fréquente chez l’homme. On retrouve à la biopsie une inflammation de l’œsophage avec de nombreux éosinophile, globules blancs qui jouent un rôle dans l’inflammation allergique. On suspecte qu’une allergie alimentaire peut être responsable de cette inflammation de l’œsophage. Le bilan allergologique fait rarement la preuve de l’allergie alimentaire. Des régimes d’éviction sont parfois proposés avec une efficacité variable, plus grande chez les enfants que chez les adultes.
- L’anaphylaxie
Manifestation la plus sévère de l’allergie, c’est une urgence qui peut-être vitale.
Elle associe plus ou moins complètement
Un malaise, une sensation de malaise
Des signes respiratoires : qu’il s’agisse d’une crise d’asthme sévère (présence ou non de sifflements dans la poitrine) ou d’un œdème laryngé (voix qui change, sensation de gonflement dans la gorge, difficulté pour avaler)
Des éruptions urticariennes +/- diffuses avec œdèmes cutanés
Des signes digestifs intenses : nausées, vomissements, diarrhée
Si vous présentez l’un de ces signes à la suite d’une prise médicamenteuse ou alimentaire, d’une piqûre d’insecte ou de tout autre situation évocatrice d’une allergie, contactez le 15 afin de recevoir les soins adaptés à la gravité de votre état. Dès le premier épisode, vous devrez être muni d’une trousse d’urgence contenant un stylo d’adrénaline auto-injectable. Secondairement, le service d’urgences ou le médecin traitant vous orientera vers un allergologue pour identifier l’origine du problème afin d’éviter les récidives car souvent le facteur déclenchant n’est pas identifié d’emblée. C’est l’enquête allergologique qui permettra de le déterminer.
Le bilan allergologique est à réaliser devant des symptômes évocateurs car :
En cas de maladie allergique, des mesures d’environnement et l’administration de médicaments spécifiques sont préconisées.
Dans le cas où malgré des symptômes évocateurs (mais souvent non spécifiques, c’est-à-dire qu’il peut y avoir plusieurs causes possibles pour un même symptôme) le bilan allergologique s’avère négatif, l’allergologue est compétent pour
- vous conseiller sur les mesures environnementales à prendre (éviction des irritants, …),
- vous traiter : le traitement médicamenteux de l’asthme ne dépend pas de son origine, mais de sa sévérité,évaluée sur les symptômes et les mesures de souffle (EFR)
- et vous suivre si cela s’avère nécessaire.










